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Les filières métiers, La formation initiale - 12/03/2008
Après avoir fait un Brevet de technicien agricole, spécialisé dans le lait, Benoît Baiyard s’est orienté vers la meunerie. Il est en 1ère année de BTS industrie céréalière par voie scolaire à l’Ensmic à Surgères. « J’ai découvert la meunerie lors de mon stage de fin de brevet dans un moulin. Cette expérience m’a donné une toute autre image du métier. J’ai constaté que l’on pouvait s’orienter dans de nombreux secteurs : agricole, animal, la boulangerie, la brasserie, le commerce… Le blé est présent partout. La meunerie n’est pas assez valorisée et souffre d’une image un peu faussée. Il y a véritablement moyen de s’épanouir professionnellement car les évolutions de carrières peuvent être rapides.
L’autre point qui m’a attiré, c’est le fait que l’Ensmic est la seule école en France. A la sortie nous sommes véritablement des spécialistes d’un domaine, nous n’avons donc aucun souci pour trouver un emploi. Ceux qui le souhaitent ont la possibilité de poursuivre en licence pro industrie céréalière au CNAM à Paris ou en formation ingénieur à l’université de Jussieu. Je ne sais pas encore ce que je déciderais à la fin de mon BTS mais pour le moment mon choix balance entre travailler dans un moulin ou dans une boulangerie industrielle. »
Agroalimentaire. L’Enilia, principale école de formation en agroalimentaire du département et l’Ensmic, seule école de meunerie en France, peinent à recruter des élèves alors que le secteur propose des débouchés énormes.
Plus d’emplois que de diplômés
« C’est paradoxal. L’agroalimentaire, c’est-à-dire la fabrication d’aliments à partir des produits agricoles, est un secteur qui offre des débouchés très importants et nous avons du mal à recruter des élèves, tempête Annie Le Toquin, directrice adjointe de l’Enilia. A titre d’exemple, l’association des anciens élèves propose chaque année 400 offres d’emplois dans les métiers du lait pour toute la France alors que seuls 150 nouveaux diplômés sortent des différents établissements au niveau national ». Aujourd’hui, le lycée agricole connaît des promotions de 16 élèves en BTS. Il est conventionné pour le double. Une situation que la directrice adjointe explique par une mauvaise connaissance des métiers. « Beaucoup ont peur de s’enfermer dans une spécificité alors que le secteur couvre des métiers très différents : la production, le négoce, le contrôle-qualité, la recherche…. »
En meunerie, à l’Ensmic, l’école nationale de meunier installée depuis l’an dernier sur le site de l’Enilia, le constat est le même. Peu d’élèves, seulement huit cette année, alors que les possibilités d’embauches sont également importantes dans des domaines très divers : la transformation céréalière, la meunerie, la biscuiterie, la boulangerie ou encore l’alimentation animale.
L’école propose un BTS industrie céréalière en apprentissage ou par voie scolaire pour des élèves issus d’un bac scientifique ou pour ceux ayant obtenus des bons résultats au bac professionnel PSPA (pilotage des systèmes de production automatisé).
Le lycée agricole délivre quant à lui des diplômes qui vont du BEP à la licence pro : BEPA industrie agroalimentaire, bac pro bio-industrie de transformation, BTS technico-commercial, BTS industries laitières, BTS industries alimentaires, BTS qualité dans les industries alimentaires et les bio-industries, licence professionnelle Conduite de projet et une nouvelle licence professionnelle Biotechnologie du lait.
Portes ouvertes Enilia, Ensmic : les 14 et 15 mars.
Contact : Enilia, avenue François Mitterrand, 17700 Surgères, tél. : 05.46.27.69.00, site internet : www.enilia.com
Nouveauté. Depuis la rentrée 2007, l’Enilia et l’Université de La Rochelle forment des responsables de production pour l’industrie laitière.
Nouvelle licence pro Biotechnologies du lait
Le secteur agroalimentaire n’échappe pas à l’épineux problème du départ massif à la retraite des cadres et dirigeants d’entreprises. Aussi, pour faire face au renouvellement des chefs de production de l’industrie laitière, l’Enilia, en lien avec l’université de La Rochelle, a ouvert à la rentrée 2007 une licence professionnelle spécialité biotechnologies du lait.
L’objectif de ce nouveau diplôme en apprentissage, unique dans la grande région ouest, « est de former des professionnels du secteur de la transformation laitière capables de définir et effectuer les travaux de conception et de développement de nouveaux produits ou de nouveaux procédés industriels ainsi que de mettre en œuvre des études d’amélioration des produits et des procédés existants », souligne Pierre Lecomte, responsable de la licence. Au-delà des aspects techniques et scientifiques nous abordons également des problèmes généraux que se posent des responsables de production : la sécurité alimentaire, le développement durable, le management ou encore la communication…toujours à partir de cas concrets. L’objectif est véritablement de former à un métier. »
Et si les débouchés sont importants du fait du renouvellement des générations, « ils le sont d’autant plus que des sites se créent en Europe de l’Est et en Asie qui seront demandeurs de cadres », poursuit Pierre Lecomte.
La licence accueille 12 élèves issus de préférence de DUT ou BTS dans les domaines de la biologie, de la biochimie ou de l’industrie agroalimentaire.
Contact :
Enilia, avenue François Mitterrand, 17700 Surgères, tél. : 05.46.27.69.00, site internet : www.enilia.com ou Université de La Rochelle, UFR Sciences, avenue Michel Crépeau, 17042 La Rochelle cedex 1, tél. : 05.46.45.85.62, site internet : www.univ-larochelle.fr