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Les filières métiers, Actu et vie pratique - 13/03/2008
BATIMENT. Plus de 650 jeunes suivent une formation en apprentissage dans un métier du bâtiment avec la chambre des métiers de Charente
« Le bâtiment loin devant»
Alain Prouteau, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) de la chambre des métiers de la Charente. Dans le département, on compte trois CFA, à Barbezieux, Cognac et Chasseneuil.
Le bâtiment est-il toujours le secteur le plus porteur d'emploi ?
Oui malgré un petit tassement cette année, ça reste le gros des troupes. Sur environ 1000 apprentis dans nos trois CFA , 65 % sont dans les métiers du bâtiment. Avec des progressions fortes en maçonnerie notamment. C'est finalement assez logique, les jeunes vont là à où il y a du travail. Le bâtiment a le vent en poupe et ça devrait continuer avec l’émergence de l’écoconstruction. On travaille d’ailleurs à des formations qui pourraient l’intégrer.
C’est une tendance lourde ?
Oui et pour une raison simple : les métiers du bâtiment ont augmenté leurs barèmes, ça motive les jeunes qui touchent pendant leur formation 40% du SMIC la première année et 65% la deuxième. Et ce qui explique aussi l'engouement vers le bâtiment, c'est une politique salariale incitatrice unje fois diplômé. Avec un CAP de maçon, un jeune peut prétendre assez vite à un salaire de départ aux alentours de 1500 euros.
L'apprentissage est-il un bon moyen de travailler vite ?
C’est un très bon moyen de se former et de trouver du travail. Notre dernière enquête d’insertion qui date de 2006 a démontré 90% d'entre eux travaillent ou poursuivent une formation avec des différences selon les secteurs. Dans le bâtiment, 60% travaillent , les autres poursuivent des études. Seuls 4% de nos diplômes sont demandeurs d'emploi.
Les filles viennent-elles vers les métiers du bâtiment ?
On travaille sur cette problématique depuis deux ans avec le Conseil régional pour essayer de changer les choses, particulièrement dans les filières où les filles sont peu présentes, comme le bâtiment évidemment. On a constaté que les freins venaient des entreprises et des jeunes filles elles-mêmes. On a un groupe de huit entreprises volontaires et ça commence à prendre.