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Lot et Garonne

L'alternance - 05/02/2008

La chambre des métiers et le CFA BTP proposent des formations pour des métiers qui recrutent.

Alternance

Pour quiconque souhaite se lancer dans une formation par apprentissage, nul doute qu'il a tout intérêt à pousser la porte du Centre de Formation des Métiers et du BTP. 80% des contrats en apprentissage passent par là. Pour l'année scolaire 2007/2008, près de huit cents apprentis l'ont compris, soit une hausse de 10% par rapport à la dernière rentrée. Le taux de réussite aux examens affiche un score de plus de 75% sur l'ensemble des filières proposées. Et c'est là une des clés de la réussite. Six branches professionnelles représentées (alimentation, soins à la personne, automobile, industrie, hôtellerie-restauration et bâtiment). Avec autant de secteurs d'activités, les métiers sont légions. Huit cents sont dénombrés, du boulanger au maçon et passant par la coiffeuse et le cuisinier. Carole Gazeau, chargée de la communication : "Nous proposons des formations sur-mesure qui permettent à un jeune de seize ans de rentrer en apprentissage pour préparer un CAP et d'en ressortir avec un diplôme d'ingénieur".

Pour autant le métier garde une image parfois négative. Jean-Marc Lafaye, directeur adjoint du CFA: "On entend encore apprentissage : voie de garage. Alors que c'est tout l’inverse ! Il y a des dizaines de formations avec de véritables débouchés mais elles manquent d'apprentis. Les métiers évoluent mais pas les mentalités". Pourtant les CFA, eux, n'ont pas hésiter a faire leur révolution. Plus de communication, mais aussi une meilleure prise en charge des jeunes. Annette Rousseau, CFA BTP: "L'accompagnement est devenu primordial". Il s'agit de faciliter l'adaptation du nouvel apprenti à cet environnement qui lui est de prime abord étranger. Carole Gazeau: "On demande à des jeunes de seize ans d'avoir un comportement d'adulte. Ils passent d'un statut d'élèves tranquilles au collège à celui de salariés avec de nouvelles contraintes. Un travail est nécessaire afin de faciliter ce passage de cap". La pédagogie est désormais axée sur l'apprenant avec la mise en place d'un parcours individualisé. "Cela était nécessaire car il y a une forte hétérogénéité entre les différents jeunes qui arrivent en formation.

L’école étant obligatoire jusqu'à seize ans le niveau s'étend du très motivé au... beaucoup moins". Plusieurs axes ont été mis en place afin de mieux coller à l'individu. L'accueil au centre de formation a gagné en efficacité, l'encadrement pédagogique s'est recentré sur l'apprenti, alors qu'un service social et un poste de médiateur étaient créés. "Depuis la mise en place du médiateur nous avons une forte baisse du nombre d'abandon de formation. Les litiges entre l'apprenti, sa famille ou l'employeur se règlent le plus souvent avec sérénité". Une mise en oeuvres de préceptes pour que l'apprentissage demeure un passeport pour l'emploi. "N'oublions pas que ces jeunes sont la main d'oeuvre et les repreneurs d'entreprises de demain".



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